Historique de la galerie Le Chien d'Or

Le lieu où se trouve la galerie Le Chien D'Or porte le même nom depuis plus de 100 ans. Tout commence au début du 20e siècle. En effet, le café Le Chien d'or est le premier commerce à ouvrir ses portes en 1904. Quelque 30 ans plus tard, soit au cours des années 1940, une famille irlandaise prend possession des lieux pour en faire la taverne Le Chien d'or. Puis, dès 1979, monsieur Lauréat Veilleux transforme le local en galerie d'art. Son fils, monsieur Jean-Claude Veilleux, prend la relève et en est le propriétaire jusqu'en 2010. Pendant plus de 30 ans, on peut y découvrir des timbres, des livres anciens et des oeuvres d'art. Le 1er novembre 2010, Anne Lemieux devient la troisième propriétaire de la galerie Le Chien D'Or qui, rappelons-le, conserve toujours le même nom depuis 106 ans!

 

La légende du Chien D’Or 

 
La légende du Chien D’Or est liée à un meurtre survenu à Québec en janvier 1748 et à une plaque apposée sur l’édifice Louis-S.-Saint-Laurent, lequel se situe au 3, rue De Buade (le passage du Chien-d’Or actuel), à l’angle de la Côte de la Montagne.
 
La dite-plaque est en fait un bas-relief daté de 1736 représentant un chien doré qui ronge un os tenu entre ses pattes. On peut y lire l’inscription suivante :
« Je suis un chien qui ronge l’o.
En le rongeant je prend mon repos.
Un tems viendra qui nest pas venu
Que je morderay qui m’aura mordu. »
 

L’origine de la légende 

 
Un dénommé Timothée Roussel, chirurgien originaire de Montpellier, aurait posé la plaque au-dessus de la porte principale de sa résidence de Québec, construite en 1688. Quelque 45 ans plus tard, ses héritiers vendirent la maison au marchand Nicolas Jacquin dit Philibert, originaire du département des Vosges, en France (1734). 
 
À l’époque, comme le ministère de la Marine défendait la colonie par ses propres troupes, il faisait régulièrement appel aux habitants de Québec pour loger les soldats. L’un d’eux, connu sous le nom de Pierre-Jean-Baptiste-François-Xavier Legardeur, de Repentigny, prétendait avoir un billet pour loger chez le marchand dit Philibert, à l’Hôtel Le Chien D’or. Le marchand affirmait pourtant le contraire. Ce différend entre les deux hommes provoqua l’ire chez le soldat, qui assassina Jacquin dit Philibert d’un coup d’épée. C’était en janvier 1748. 
 
Vers la fin des années 1860, la maison et la plaque étaient toujours en excellent état :
 
« Au-dessus de la porte d'entrée […] on voyait le bloc sculpté, mesurant en hauteur la moitié de sa largeur. C'était d'abord un encadrement à grand effet, taillé dans la pierre avec, au centre, l'image du chien doré, en bas-relief, sur une plaque de marbre formant carré oblong, dans le sens horizontal, comme pour permettre au chien de s'étendre tout à son aise. Du trottoir, les vers se lisaient sans difficulté. » (Préface du livre Le Chien D’Or, Benjamin Sulte, 1916, p. 19).
En 1869, la maison fut détruite et remplacée par l’Hôtel des postes, aujourd’hui l’édifice Louis-S.-Saint-Laurent, où logent un bureau de poste, un comptoir philatélique et un bureau d’information sur le réseau de Parcs Canada au Québec. La plaque fut conservée et placée sur le fronton du porche à colonnade du nouveau bâtiment qu’on a inauguré en 1871.
 
Petit à petit, on comprit le lien entre l’assassinat du marchand et la plaque du Chien D’Or. On raconte que la plaque du Vieux-Québec aurait été copiée sur une plaque similaire de la ville de Pézenas, près de Montpellier. En effet, le chirurgien Roussel, natif de Montpellier, en aurait fait une copie pour l’installer sur sa maison à Québec afin de garder un souvenir de ses origines. Le marchand dit Philibert, propriétaire de la maison qui succéda à Roussel, aurait modifié la date  inscrite sur la plaque (1736) après avoir procédé à un agrandissement de la demeure pour en faire un hôtel. Ainsi furent associés la plaque et le meurtre dans l’imaginaire collectif. 
 

La place de la légende du Chien D’Or à Québec

 
Les nombreux ouvrages qui furent rédigés au cours des siècles témoignent de l’importance de la légende du Chien D’Or pour les Québécois. La plaque symbolise un héritage octroyé par nos voisins français il y a déjà quatre siècles. Elle est d’ailleurs inscrite au Répertoire du patrimoine culturel du Québec. Le Chien D’Or se retrouve également dans le parcours des guides touristiques du Vieux-Québec.
 

Utilisation du nom « Chien D’Or »

 
- Galerie Le Chien D’Or (8, du Fort, Québec, Québec, G1R 4M1) 
- Championnat régional Le Chien D’Or – Compétition de voiliers
- Fins Cafés Le Chien D’Or (625, des Marais, Québec, G1M 2Y2)
« Tout l'intérêt de l'art est dans le commencement. Après le commencement, c'est déjà la fin » Pablo Picasso
« La mission de l'art n'est pas de copier la nature, mais de l'exprimer » Honoré de Balzac
«La beauté mortelle passe, la beauté de l'art ne passe pas» Léonard de Vinci
« L’œuvre qu’on portait en soi paraît toujours plus belle que celle qu’on a faite. Tant de choses se perdent en ce voyage de la tête à la main » Alphonse Daudet
«La peinture est poésie muette» Simonide de Céos  
«Dans la peinture, il s'établit comme un pont mystérieux entre l'âme des personnages et celle du spectateur» Eugène Delacroix
«S'il veut être en paix avec soi-même, un musicien doit faire de la musique, un peintre; peindre, un poète; écrire» A. Maslow  
« Le tableau et le peintre se séparent quand ils ne sont plus d'aucun secours, l'un pour l'autre. Quand le tableau ne sait plus nourrir le peintre, quand le peintre ne sait plus nourrir sa peinture » Christian Bobin
«Celui qui aime la beauté et qui la cherche la voit partout; toute la nature chante pour lui» Shopenhauer    
« Bien qu'on ait du cœur à l'ouvrage l’art est long et le temps est court » Charles Baudelaire